La main qui veille
À propos de l’artiste

Claude Marthe peint la nuit — non pas celle qui repose, mais celle qui travaille. Ses toiles rassemblent ce que le jour dissout : des figures aux contours hésitants, des yeux qui observent, des eaux où se reflète quelque chose qui n’est pas exactement un visage.
Inspirée par le maximalisme et l'abstraction, elle a appris de la vie la patience des choses qui apparaissent lentement. Ses œuvres majeures, à la technique mixte, étendent ce souffle à plus grand : « Songe lunaire », « Entre Deux-Mondes », « Dépression » — des titres qui disent moins des sujets que des états.
Son œuvre habite un territoire étrange, entre le songe et les terreurs nocturnes. Pas de cri mais un frisson. Ce qui intéresse l’artiste, c’est l’instant où l’ombre n’est plus décor mais présence — où l’on comprend que la nuit, elle aussi, nous regarde.
« Je ne peins pas des cauchemars. Je peins ce qui reste, au matin, de leur passage. »